Manifeste

Mot préféré de toute la terre des mots : « kaléidoscope »

Penser le monde comme des fragments par milliers en mouvement continu, qui s’assemblent, entrent en conflits de couleurs, de registres, de formes.

Des images abstraites qui laissent une place fondamentale à l’imaginaire.

 

Se déprendre alors des lieux communs pour trouver LE lieu commun

Celui de la scène de théâtre.

Bâtir une communauté théâtrale non pas pacifiée, lissée mais pleine d’énergies contradictoires explosives et ténues, gueulardes et taiseuses,

Où, parce que chacun, chacune y a sa place, la communion et la dispute peuvent avoir lieu.

 

Superposer les espaces-temps

Donner à voir les histoires tues, niées, silenciées

Faire parler les fantômes – sinon qui les écouterait ?

Faire bruisser la langue dans les forêts où l’enfance s’est perdue

Archéologues de la fiction, faire surgir un monde inouï qu’il nous incombe de faire vivre.

​Myriam Boudenia

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